Idée reçue n°2 : l’intelligence collective, c’est le monde des bisounours

PARTAGER

6 septembre 2022

Bon enfant et ludiques, les démarches collaboratives ? Peut-être, mais ce n’est pas ce qu’on devrait attendre d’elles en priorité…

Fermez les yeux et essayez de vous imaginer à quoi ressemble l’intelligence collective… Il y a d’assez fortes chances pour que les images qui vous viennent en tête semblent tout droit sorties des banques de photos libres de droits, montrant des jeunes gens tout sourire en train de deviser gaiement autour de post-its colorés ou de jeux de construction… Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul•e, tant ces clichés ludiques et joyeux abondent. Mais, justement, ce sont des clichés, avec tout ce que ce terme suppose de schématisation et de réduction. 

Image trompeuse

Le problème, c’est qu’à force de présenter les démarches collaboratives comme une succession de moments sympas, foncièrement positifs et joyeux, à l’image des oursons colorés stars des années 80, on véhicule une image trompeuse. Décrédibilisante pour certains, qui y voient le signe d’un manque de structure et de sérieux et faussement rassurante pour d’autres qui s’y engagent sans préparation et calent à la première difficulté. 

Un objectif partagé

Or le concept même de collaboration n’a rien de léger. Il est toujours mu par un objectif partagé, souvent impérieux. Dans la nature, quand les animaux se coordonnent, c’est pour répondre à un besoin vital : manger, protéger le territoire, garantir l’avenir de l’espèce. Dans nos organisations humaines, c’est pareil, à la nuance près qu’on préfère parler de croissance, de maîtrise des risques ou d’innovation…

Une logique propriétaire, des rôles définis et une méthode précise

La collaboration n’a rien, non plus, d’une joyeuse improvisation. Elle suppose d’abord une logique de propriétaire : quelqu’un doit prendre la responsabilité du problème et exercer un leadership qui aidera le groupe à répondre aux besoins exprimés. Elle implique aussi des rôles précisément définis et clairement attribués, en fonction des savoir-faire et des savoir-être. Chacun doit en outre savoir pourquoi il est là, ce qu’on attend de sa part et être en mesure de verbaliser la contribution qu’ils peuvent apporter. Enfin, elle nécessite un cadre rigoureux, avec son rythme, sa méthode et ses règles ; nos clients sont là pour en témoigner ! Quant à vous n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en apprendre davantage sur notre approche de l’intelligence collaborative et sur les outils que nous pouvons construire pour vous aider à répondre à vos enjeux.

PS : Les amateurs de Bisounours sont bien entendus les bienvenus. D’ailleurs s’ils ont servi de prétexte à cet article, nous nous reconnaissons pleinement dans leurs valeurs de bienveillance, d’entraide et de solidarité !


Newsletter

Prolongez la réflexion en vous abonnant à la newsletter overthemoon, le rendez-vous mensuel du collaboratif

Nos autres réflexions du moment
Idées
RSE : QUELS RÔLES POUR LES DIRCOMS ? (2ème épisode)

Le 30 juin dernier, le Cercle Dircom s’est à nouveau confronté à la double question de la place de la RSE dans l’organisation et du rôle RSE des Dircoms. Question complexe, tant RSE et Communication ont partie liée sans pour autant se confondre.